Auteur, créateur, vous
avez de l'or dans la tête, dans les mains.
L'engagement que vous réclame l'exploitation de cette mine d'or vous retient à l'atelier.
Vous pourriez, par exemple, envisager de maîtriser les atouts qui sont les vôtres,
mais encore intégrer certaines données propres à des environnements méconnus.
Or, planifier ou manager le parcours professionnel, c'est consolider votre avenir,
structurer vos acquis, c'est mettre vos talents à profit, vous épanouir.
Affirmer vos talents, prendre de l'élan, contrôler les revenus qui en découlent,
dynamiser votre activité, organiser votre vie autour de cette source,
c'est aussi vous entourer d'une panoplie d'outils, déléguer certaines tâches
spécialisées, gérer plus de contacts et d'évennements à la fois, initier et
participer à des réseaux ... car vous avez un métier, des produits, des marchés.
Tout le monde n'en a pas autant, ça s'est beaucoup perdu, on en redemande.
Les services de l'association à
ses adhérents oeuvrant dans les domaines de la création artistique.
- La constitution d'un pool de créateurs indépendants responsables au sein d'une structure indépendante et légale,
- Le professionnalisme,
- Une assurance contre les calamités, les abus, l'angoisse, les stress.
AVEC :
- Une logistique secrétariat, comptable, juridique, à frais réduits.
- Des infos en continu ( évolution juridique européenne, professions
artistiques, promotion, opportunités, etc...)
- La délivrance des pièces administratives nécessaires à la pérennité de
la carrière et des droits, en respect des codes, lois, décrets et
règlements officiels.
- Des actions de promotions évolutives et innovantes.
- Des contacts professinnels motivés par la fiabilité du pool.
- Arbitrage en cas de différent.
DOMAINE DES ARTS VISUELS
La survie professionnelle en désespérance :
Pour son producteur, l'art n'est pas toujours un revenu accessoire.
La stratégie professionnelle plus que le hasard sert à percer.
Les extraits suivants ne constituent qu'un
rapide survol des aspects-clés pratiques des métiers artistiques.
Nos adhérents bénéficient d'informations 100% COMPLETES.
Pour vous signaler, cliquez l'onglet "Et Vous"..
ATTENTION
PEU D'ARTISTES LE SAVENT... MAIS LE SAVOIR EST ESSENTIEL.
Un organisme offrant au créateur un espace d'expression, peut, lors du dépôt
des oeuvres, oublier de présenter son règlement intérieur à l'auteur, alors
qu'on "oblige" néammoins à signer ce qui peut être une adhésion plus ou moins claire.
Le règlement spécifie souvent la commission due sur TOUTE vente pratiquée dans
l'espace prévu d'exposition. L'organisateur peut même tenter de s'improviser
mandataire exclusif de l'auteur afin de s'octroyer certains prélèvements, prévus
par lui seul. Pour cette raison, certains auteurs préfèrent sortir des oeuvres
après le vernissage, afin d'en réaliser la vente à l'extérieur de l'espace.
L'organisateur peut tenter de s'octroyer certains droits perçus sur la diffusion
de photos et/ou vidéo d'oeuvres originales à l'insu et au détriment de leur
auteur, délit sanctionné par l'Art. 426 du Code Pénal.
Sous divers prétextes, l'organisme précité peut tenter d'inscrire l'auteur
(sans trop bien le lui expliquer) au sein d'un projet global portant dénomination
légale d'«oeuvre collective» (Art. 9 de la loi de 1957),
afin de s'approprier une exclusivité d'exploitation qui exclu l'auteur.
RAPPEL:
Un contrat s'élabore en étant alimenté par les souhaits des parties qui
discutent et négocient de façon à ce qu'aucune d'entre elles ne soit frustrée.
Contrat = conciliation.
Dans le cas du "contrat d'adhésion" où l'auteur ne peut négocier, où sa seule
liberté est d'accepter ou refuser, il obtient le délai lui permettant de
s'informer auprès d'autres signataires, des qualités de ce contrat.
L'auteur a le droit de réclamer délai de signature avant tout engagement,
afin d'étudier les circonstances de son engagement, voire de consulter un conseiller.
L'auteur doit faire contresigner les deux exemplaires d'un reçu pour tout
dépôt ou prêt de chaque oeuvre; le refus de la part du "preneur" (galerie, etc)
devant cette formalité signifie qu'il vaut mieux tout "remballer". Ce reçu
mentionne date, délai, descriptif, lieu, valeur d'assurance, responsabilité preneur, et
montant du droit d'exposition.
On ne compte plus les abus, on ne compte plus les artistes abusés.
qui n'ont même pas l'idée exacte du montant des sommes qui leur échappent.
L'heure est au multimédia: images+son, là n'est pas l'évolution, on ajoute
simplement d'autres valeurs et le tour est jouable... Que l'artiste soit
pauvre, ça ne choque pas, voilà une tradition qu'elle est bonne. A l'heure
de la grande confusion: communication = propagande, d'énormes moyens circulent
vite et bien, et l'appauvrissement de nombreux auteurs concernés en premier
lieu, y est proportionnellement lié.
A la veille de l'an 2000, la demande est énorme, mais trop souvent déguisée afin
d' éviter un enchérissement des prestations.
Le domaine industriel s'intéresse de plus en plus aux arts, où il puise les
éléments qui lui permettent:
· un apport de créativité, de rêve, de réflexion, d'imagination, d'imaginaire...
· un guide de signaux et repères parmi les tendances en cours ou à venir.
· d'affiner et/ou d'améliorer l'image des produits existants ou nouveaux.
· de construire des environnements à ces produits.
· de créer des liens du produit vers les décideurs/acheteurs/consommateurs/utilisateurs
Exemple: Un type voit un jour sur les panneaux pubs 4par3 vantant la région et ses
produits, la photo de ses propres créations. Problème: c'est la pub de la banque
qui lui a octroyé le prêt pour les machines à bois. Trop tard: il aurait mieux
valu qu'il CONNAISSE ses droits pour NEGOCIER une entente AVANT d'autoriser
(légèrement) des prise de vues photographiques pour des prétextes fallacieux.
P R O T E C T I O N
Attention: la Loi ne protège pas une idée artistique, mais sa forme.
Il est donc convenable de matérialiser toutes nos bonnes idées !
Protection de toutes les oeuvres originales quels que soient:
le genre,- la forme d'expression (=procédé)
- le mérite,
- la destination.
Pas de dépôt légal préalable.
Exemples: a) Un tableau,une sculpture ou un texte. ("originalité absolue")
b) La copie d'une oeuvre d'art originale, si personnalisée ("originalité relative").
L'auteur de l'original premier peut exiger des DROITS D'ADAPTATION
ou de REPRODUCTION de son oeuvre.
Loi du 11 Mars 1957:
(Code Dalloz de la Propriété Artistique et Intellectuelle, Loi de 1957
et droits voisins, par C. Colombet, Dalloz, 1986.
Protection étendue au domaine audio-visuel:
Exemple:
Loi du 3 Juillet 1985 modifiant celle du 11 Mars 1957.
Protection des dessins et modèles:
dépôt à l'INPI, dans le cadre de la "protection industrielle".
Exemple: un meuble ou la maquette d'un évennement scénographique
médiatisé, avec contrat spécifiant un droit exclusif d'exploitation,
vente, ou d'exploitation par un éditeur.
Loi du 14 Juillet 1909: durée de protection de
5, 25 ou 50 ans maxi, secret possible durant 25 ans.
Permet notamment la datation prouvée de la création, la saisie et la poursuite
pour contrefaçon.
Brevet d'Invention et Certificat d'Utilité: l'application industrielle.
Exemples: La maquette du meuble comporte un détail techniquement innovant
au niveau des articulations des portes,
Loi du 2 Janvier 1968:
Un brevet est soit vendu (transfert de propriété)
soit cédé sous forme de licence d'exploitation (location contre royalties).
Attention: Le salarié inventeur n'a pas droit de brevet si son
contrat de travail comporte une "mission inventive", c'est alors l'employeur
qui exerce ce droit.
NOTES:
Dans l'édition, il est intéressant de voir comment se cumulent propriété
artistique et propriété industrielle.
Le tapissier exécutant un carton ou le fondeur de bronze, un soudeur, sont
réputés CO-AUTEURS de l'oeuvre ("Création artistique par direction et contrôle).
Les photos d'une oeuvre à des fins de diffusion sont redevables de droits
d'auteurs.
Depuis la loi de 1985, une photographie originale, malgré son procédé de
reproduction mécanique, est protégée.
L'exposition d'une ou plusieurs oeuvres est régie par l'art.27
(loi de 1957)
sur la représentation, sauf si l'organisateur prétend les oeuvres créées sur
son initiative à des fins d'édition, de publication et de divulgation sous sa
direction, la contribution personnelle des auteurs participant à cette
« oeuvre collective » se fondant dans un ensemble sans qu'aucun des auteurs ne
puisse prétendre à un droit distinct sur l'ensemble.
La législation française défini les oeuvres de l'esprit:
Loi du 11 Mars 1957, art.3 modifiée par la
Loi dunbsp;3 Juillet 1985:
« Sont considérées comme des oeuvres de l'esprit: les livres (...), les
oeuvres dramatiques (...), les compositions musicales (...), les oeuvres de
dessin, de peinture, d'architecture, de sculpture, de gravure, de lithographie;
les oeuvres graphiques et typographiques; les oeuvres photographiques et celles
réalisées à l'aide de techniques analogues à la photographie; les oeuvres des
arts appliqués, les illustrations, les cartes géographiques; les plans,
croquis et ouvrages plastiques relatifs à la géographie, à la topographie,
à l'architecture ou aux sciences; (...) ».
FISCALITE
Les artistes-auteurs bénéficient en France d'un statut fiscal particulier.
Le Code Général des Impôts défini l'oeuvre d'art originale :
Annexe III, art.71 du Code Général des Impôts, complété
et augmenté par le décret n°91-1326 du 30.12.92 en ce qui concerne le 7ème §:
- « Tableaux, peintures, dessins, aquarelles, gouaches, pastels, mono-types,
entièrement exécutés de la main de l'artiste.
- Gravures, estampes et lithographies, tirées en nombre limité directement
de planches entièrement exécutées à la main par l'artiste, quelque soit la
matière employée.
- A l'exclusion des articles de bijouterie, d'orfèvrerie et de joaillerie,
productions en toutes matières de l'art statuaire ou de la sculpture et
assemblage, dès lors que ces productions et assemblages sont exécutés
entièrement de la main de l'artiste;
fontes de sculptures à tirage limité à huit exemplaires et contrôlé par
l'artiste ou ses ayants droit.
- Tapisseries tissées entièrement à la main, sur métier de haute ou de
basse lisse, ou exécutées à l'aiguille, d'après maquettes ou cartons d'artistes
et dont le tirage limité à huit exemplaires, est contrôlé par l'artiste ou ses ayants droits.
- Exemplaires uniques de céramique, entièrement exécutés de la main de
l'artiste et signés par lui.
- Emaux sur cuivre, entièrement exécutés à la main, dans la limite de huit
exemplaires numérotés et comportant la signature de l'artiste ou de l'atelier
d'art, à l'exclusion des articles de bijouterie, d'orfèvrerie, ou de joaillerie.
- Photographies dont les épreuves sont exécutées soit par l'artiste, soit
sous son contrôle ou celui de ses ayants droit et sont signées par l'artiste
ou authentifiées par lui-même ou ses ayants droit, et numérotées dans la
limite de trente exemplaires tous formats et supports confondus. Toute épreuve
posthume doit être indiquée comme telle au dos de façon lisible ».
TVA
* Taux réduit à 5,5% sur les cession de droits patrimoniaux (droits
d'auteur, de reproduction...)
* Taux réduit à 5,5% sur ventes, achat, livraison, importation
d'oeuvres d'arts originales (définies dans l'art.71 du CGI, ci-dessus).
* Taux normal à 20,6 % sur les autres ventes d'oeuvres d'art ou prestations
immatérielles (services rendus) que ce soit par les négociants (galeristes)
ou par les artistes.
A partir de Janvier 1991, le contribuable de toute profession libérale
ou commerciale (et artistes et profession artistique) qui perçoit des
"revenus non commerciaux accessoires" inférieurs à 70 000 fr/an n'a qu'à
ajouter leur somme (montant brut) à sa déclaration générale, un abattement
de 25% y sera appliqué pour frais.
Cette personne est dispensée du payement de la TVA, qui devient donc
non récupérable, et ne peut pas apparaître sur les factures qui doivent
comporter la mention «TVA non applicable, art.293-B du CGI ».
Depuis Janvier 1991, pour les auteurs des oeuvres de l'esprit et leurs
ayants droit, selon l'art.3 de la Loi du 11 Mars 1957, la franchise en
base est exeptionnellement de 245 000 fr qui dispense du payement de TVA
sur la vente de leurs oeuvres et sur la cession des droits. Il doit pouvoir
pour cela s'assurer du titre d'auteur.
STATUT SOCIAL
Les artistes-auteurs bénéficient en France d'un statut social particulier.
Il s'apparente à celui des salariés, bien qu'ils ne travaillent pas sous
la dépendance d'un employeur. Ce statut dépend de l'affiliation à la Maison
des artistes ou à l'AGESSA.
La Maison des artistes défini les activités entrant dans le champs
d'application du régime social des artistes auteurs:
LES DROITS d'AUTEUR
- - I - Droit moral
- - II - Droit de divulgation
- - III - Droit au respect du nom et de l'oeuvre
- - IV - Droit de repentir ou de retrait
- - V - Droit de suite
- - VI - Droits d'exploitation
VI. Droits d'exploitation
Art.26 extrait de la Loi n° 57-298 du 11 Mars 1957
(J.O. du 14/03/57)
- Le droit d'exploitation appartenant à l'auteur comprend:
- A. Le droit de représentation,
- B. Le droit de reproduction.
A. Droit de représentation
Art.27 extrait de la Loi n° 57-298 du 11 Mars 1957
(J.O. du 14/03/57)
- La représentation consiste dans la communication directe de l'oeuvre au
public, notamment par voie de:
- · Récitation publique;
- · exécution lyrique;
- représentation dramatique;
- · présentation publique;
- · diffusion, par
quelque procédé que ce soit, des paroles, des sons ou des images;
- · projection publique;
- · transmission de l'oeuvre radiodiffusée
par le moyen d'un haut-parleur et éventuellement d'un écran de radio-télévision
placé dans un lieu public.
B. Droit de reproduction
Art.27 extrait de la Loi n° 57-298 du 11 Mars 1957
(J.O. du 14/03/57)
La reproduction consiste dans la fixation matérielle de l'oeuvre par tous
les procédés qui permettent de la communiquer au public d'une manière indirecte.
Elle peut s'effectuer notamment par imprimerie, dessin, gravure, photographie,
moulage et tout procédé des arts graphiques et plastiques, enregistrement
mécanique cinématographique ou magnétique.
Pour les oeuvres d'architecture, la reproduction consiste également dans
l'exécution répétée d'un plan ou projet type.
LIMITE DES DROITS
Art.38 extrait de la Loi n° 57-298 du 11 Mars 1957
(J.O. du 14/03/57)
La clause d'une cession qui tend à conférer le droit d'exploiter l'oeuvre
sous une forme non prévisible ou non prévue à la date du contrat doit être
expresse et stipuler une participation corrélative aux profits de l'exploitation.
Art.40 extrait de la Loi n° 57-298 du 11 Mars 1957
(J.O. du 14/03/57)
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le
consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite.
Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation,
l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.
Références bibliographiques: Journal Officiel, C.G.I, Guides Dunod, Magma, APCI, Code Dalloz.
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