L'atelier
ESPACE DIVERGENCE REFLEXION
présente :

 
L'EXCLUSION

L'exclusion, c'est ce que fait quelqu'un et ce par quoi il réalise l'intention, l'impulsion, de manière à agir, à produire un effet sur quelqu'un, en le chassant d'un endroit où il avait précédemment sa place, ou en le privant de certains droits.

Si l'on veut réellement cerner le problème de l'exclusion, il faut impérativement inclure dans la réflexion le, ou les "quelqu'un" qui agissent pour produire de l'exclusion.

Le changement doit venir des "exclus", captifs et précaires financiers, et concerner ceux qui "agissent". Seule une évolution de la société pourra répondre à l'exclusion.

Claude Anard, Président de l'Association.

 

Autres définitions

1. SOCIETE

« Je crois que la société est fille de la peur, et non pas de la faim.
Bien mieux, je dirais que le premier effet de la faim a dû être de disperser les hommes plutôt que de les rassembler, tout en allant chercher leur nourriture justement dans les régions les moins explorées.
Seulement tandis que le desir les dispersait, la peur les rassemblait. Le matin, ils sentaient la faim, et devenaient anarchistes.
Mais le soir, ils sentaient la fatigue et la peur, et ils aimaient les lois ».
ALAIN

Société:
Etat de solidarité, en partie naturelle, en partie voulue, avec un groupe de nos semblables. Le lien de société est en partie de fait et non choisis, en partie imposé, en partie choisi ou confirmé par la volonté.
Tous les paradoxes de la société résultent de ce mélange, et l'on ne peut pas nommer société une association qui n'a pas une part de hasard et une part d'amitié.

 

2. INCLUSION / INSERTION

Inclusion:
Rapport entre deux ensembles dont l'un est entièrement compris dans l'autre.

Insertion:
  1.   Introduction d'un élément supplémentaire.
  2.   Intégration d'un individu ou d'un groupe dans un milieu social différent.

 

3. LA SOCIETE ET L'EXCLUSION

La société est construite sur un système libéral né en France, à la Révolution Française : libertés individuelles de pensée, de s'établir, de concurrencer, qui a entraîné le culte de l'individu.

Le principe de progrès de la société dont le moteur est la compétition, donne une société où les relations s'établissent, se mesurent par des rapports de force, de conflit.

L'individu est sollicité par son environnement dans les actes de la vie courante. La société lui demande d'être performant, sollicite ses compétences intellectuelles, son autonomie pour améliorer la productivité.

Le meilleur, le plus fort occupe la première marche du podium : situation précaire pour le premier, situation misérable pour le plus faible, situation de crise sans responsable.

L'organisation du monde du travail, du mode de distribution des richesses, des savoirs semble créer un monde à deux, trois, plusieurs vitesses.

Les structures politiques, économiques, analysent le phénonème du côté de ses résultats, et imaginent des "traitements sociaux" du chômage, de l'exclusion, de l'insertion.

L'on parle alors "d'état providence". Cette approche cherchant à palier aux cas les plus visibles, les plus graves (non aux causes), ne crée en fait que des catégories multiples de gens dépendants des structures, des instances.

Ces populations sont placées en attente de jours meilleurs (taux de croissance >= 3 % ), déresponsabilisées, mais coupables d'être non performantes, non dynamiques.

La misère dans notre société est définie comme une nouvelle forme d'exclusion. Sujet très médiatisé, enjeu politique, elle est présentée comme un questionnement de société : aujourd'hui la communauté a peur de la "fracture sociale".

 


Accueil · Territoire de
la Solidarité
· Terroir des Captifs · Espaces Divergence · L'Ancredière · Et Vous ? · La Vitrine

Tous textes et images sous copyright © 1997-2011
(droits réservés aux auteurs respectifs)