L'atelier
ESPACE DIVERGENCE REFLEXION
présente :

 
L'AUTONOMIE

 
I. PREAMBULE

La société, les institutions ont adopté le principe de la concurrence pour que s'opére la sélection des meilleurs.
Ce principe conduit à une élimination des uns par les autres, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un.
Cette compétition produit plus de victimes que de vainqueurs.

Beaucoup de ceux qui échouent dans la compétition pensent que c'est parce qu'ils sont dépourvus d'intelligence.
Cette erreur fait abandonner toute ambition.
L'enfant, l'adolescent, l'adulte, sur lesquels pése le poids du jugement social qui les identifie aux perdants, à la bêtise, perdent leur droit de penser.
Ils renoncent à leur intelligence, s'en remettent aux autres le soin de penser.
L'individu perd sa liberté. Comment pourrait-il agir, puisqu'il lui faudrait utiliser son intelligence.
La société l'a convaincu qu'il n'est pas qualifier, sa pensée n'est pas sérieuse.
Les normes sociales et les pulsions de ces instincts habitent ses réflexions et ses méditations sans pouvoir imaginer avoir le pouvoir de les prendre en charge, de les diriger, de les assumer, de les dépasser, de se donner des modéles personnels, de les remettre en cause.
Or il y'a beaucoup plus de ressources dans l'être humain que le principe de concurrence n'en fait émerger.
En fait ceux qui échouent ne savaient pas faire travailler "leur intelligence".
Il faut donc dissiper la confusion entre le manque d'intelligence et l'incapacité relative d'en utiliser les moyens.
Tout le monde ne peut sortir major d'une grande école, ni être Président de la République.
C'est là une évidence un peu trop convainquante. Le résultat étant prédéterminé par l'énoncé de la régle du jeu établi.
C'est insuffisant pour fermer le droit à quiconque de s'adonner à une tâche personnelle.

II. OBJET DU PROJET
Faciliter, permettre la prise de conscience individuelle du pouvoir de connaître, de saisir le monde d'un point de vue original : le sien.
En montrant à l'hommme comment il peut se servir de l'intelligence dont il est pourvu on lui restitue sa liberté, on le libére.

II.1 Objectifs à atteindre

  • apprendre à communiquer, pour cela travailler ensemble, penser et sortir ensemble,
  • toute communication exige un code et des références communes,
  • transmition d'un héritage, état présent des connaissances, idées de l'homme et du citoyen,
  • dessiner une image de l'homme se faisant, se perfectionnant, capable d'innover et d'exercer son autonomie dans un monde en changement,
  • éduquer l'esprit critique pour le soustraire aux entrainements et étouffements de l'opinion publique ( cette tâche, primordiale, prend une importance énorme à l'époque des médias de masses),
  • élucider les conditionnements du consommateur et du citoyen, dévoiler la perversion de l'information et les mécanismes des dominations sournoises.
  • former des esprits libres en leur donnant les moyens de prendre des distances à légard de leur environnement,
  • préparer une insertion sociale qui ne soit pas un conformisme et éduquer à la critique et à l'autonomie.

" LE MAXIMUM D'AUTONOMIE,
VOILA LA VALEUR MAITRESSE".

III. L'OUTIL :

La conduite de projet en utilisant la convergence
entre culture scientifique et culture littéraire.

  • Le projet est la préfiguration la plus exacte, la plus précise possible, donc détermine et définit ce qu'on anticipe.
  • Ce projet se traduit par des objectifs, se définit avant en terme d'espace ( plans, programmes). Il requiert une autre dimension, il fait appel à un temps mesuré, homogéne.
  • Le projet s'assorti naturellement d'un contrôle.
  • Le projet développe des méthodes et des perspectives transversales et continues qui exigent une synergie des connaissances.
  • Il décloisonne les thémes les âges et les professions.
  • Il impose la coopération dans les travaux de documentation, de recherche, d'expression et d'illustration.
  • Il rassemble, remembre les savoirs enseignés.
  • Il fait appel à la prévision qui repose sur l'observation du passé et l'hypothése d'une certaine régularité, voir une répétabilité, des phénomènes.
Le projet met en évidence que :
  • l'action humaine repose sur l'anticipation, donc sur la prévision.
  • L'action et ses conséquences font l'objet de prévision (économie, budjet; assurance, plan) dont la fiabilité peut être réévalué et les modalités modifées en fonction de son déroulement.

L'ACTION A BESOIN DE TEMPS.
L'ACTION DEMANDE UN EFFORT.

IV. LE CONTENU DU PROJET DOIT PERMETTRE :

  1. D'insister sur :
    • La langue, premier outil de communication (parlé, écrit).
    • La persective historique :
    • La reconnaissance conjointe de tous les cultures,
    • La constitution, autour de la technologie, d'un groupe allant des apprentissages manuels à l'étude critique des sciences, leurs origines logiques, leurs portées.
  2. De se concentrer sur :
    • L'expression,
    • L'interprétation,
    • La génése,
    • La compréhension du système, et de la structure,
    • L'éthnique et la philosophie,
    • La recherche.
  3. De mobiliser plusieurs acteurs sous la conduite du groupe porteur du projet :
  4. Permettre aux groupes porteurs de présenter sous forme de rapport, d'exposition, de conférence, d'expérience, l'écart entre l'hypothése de départ ( prévision), et le déroulement de l'action et le résultat obtenu. Le projet doit être non seulement analysé mais produit par le groupe porteur intégré à sa documentation, ce qui contribue à relativiser les résultats.
  5. Transmettre les moyens d'acquérir et développer les connaissances.
  6. D'imaginer et comprendre.
 

V. COMMENT METTRE EN ACTION LE PROJET ?

  1. En partant de quelques hypothéses :
    • qu'il existe "UN PROJET DE SOCIETE", complémentaire à "UN PROJET EDUCATIF".
    • Que ce projet est fondammentalement explicite dans le cadre d'une démocratie, sinon, c'est l'occasion de toutes les manipulations possibles.
    • Qu'il y'a une volonté de mettre en oeuvre ce qui est nécessaire pour l'assurer effectivement.
    Il ne suffit pas de définir de nouvelles orientations une fois pour toute. C'est pourquoi de parler de la transmition des connaissances où de revalorisation sociale ne constitue pas un projet.
    Les exemples abondent d'échecs.

    "LE PROGRAMME N'EST PAS LE PROJET".

  2. En utilisant une tendance naturelle de l'homme.
    • L'homme ne cherche pas la meilleure solution à un problème, sa liberté et son information trop limitée ne lui permettant pas d'agir ainsi.
      Il décide non à partir d'une vue d'ensemble, mais d'une vision limitée de la situation et choisit dans chaque cas la première solution correspondant à un seuil minimal de satisfaction.
    • Dans toutes les organisations l'homme garde toujours une certaine liberté, et l'utilise contre les normes organisationnelles.
      L'homme a des buts souvent multiples et contradictoires dont il n'a pas toujours une conscience claire, et qui varie dans le temps.
      Il serait simpliste de considérer que l'homme agit en fonction d'un plan clair préalablement établi.
    • L'homme a un comportement actif, qui a un sens, et qui se développe dans deux directions :
      • une orientation offensive : il veut améliorer sa situation,
      • une orientation défensive : il veut maintenir ses possibilités de choix et sa capacité d'agir.

VI. LES MOYENS

  1. Les moyens humains et matériels existent dès à présent mais ont montré leur manque de pertinence.
    Une des causes importantes de la faiblesse des résultats obtenus et dûe à l'organisation de la société sur le modèle de la compétition entrainant la parcellisation des tâches et des missions.
    Les individus pour répondre aux critéres du premier se spécialisent à outrance.
    L'individu seul dans sa spécialité est par conséquent forcément le meilleur. Seul spécialiste, seul apte à remplir la mission il est indispensable. Pour garder sa position, il en interdit l'accés à d'autres et évite de sortir de son domaine de peur de mettre en évidence ses incompétences et ses limites.

  2. Pour pouvoir utiliser les moyens disponibles, il suffit donc localement :
    1. de dévaloriser la position du "meilleur", du "premier", du "spécialiste" en le mettant réellement aux services des autres.
    2. De valoriser tous les projets généralistes mettant en oeuvre une multitude de savoir faire d'acteurs dans des régles les plus larges possibles.
    3. De confier la maîtrise d'oeuvre aux porteurs de projets en leur faisant assumer la réussite ou l'échec.
      L'échec d'un projet étant toujours porteur d'expérience et d'apprentissage par l'analyse des erreurs commises.

VII. CONCLUSION

Le projet doit montrer :

  • qu'il faut remplacer "DIVISER POUR REGNER",
    par "L'UNION FAIT LA FORCE".
  • Qu'il faut remplacer la peur de l'autre par le partage d'un objectif qui montre la complémentarité des forces et des faiblesses apparentes des acteurs. Finalement pour atteindre un objectif tous les acteurs sont utiles et non indispensables.

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